Les perles anciennes d’Afrique racontent une histoire infiniment plus vaste que leur taille. Elles sont les témoins silencieux des échanges entre les peuples, des migrations, des routes commerciales et du goût universel pour le beau et le sacré.
Certaines ont été fabriquées sur place, dans leur pays d’origine, parfois il y a plusieurs milliers d’années. C’est le cas des perles en coquille d’œuf d’autruche du Néolithique ou de mes favorites : les perles de coquillages fossilisés du Maroc et de Mauritanie. Façonnées par des mains patientes, elles traversent les siècles pour parvenir jusqu’à nous.
D’autres perles anciennes africaines sont venues de loin. Les perles de verre de Bohème, de Venise ou de Murano, les perles Redlhammer et de nombreuses productions européennes ont rejoint le continent africain au fil des échanges commerciaux. Certaines furent malheureusement liées à l’histoire douloureuse du commerce triangulaire, où les perles servaient parfois de monnaie d’échange contre des êtres humains et des marchandises.
L’Afrique a également reçu des perles venues d’Asie par les routes caravanières et la route de la soie. Ces voyages extraordinaires sont admirablement décrits par Marie-Françoise de La Rozière dans son ouvrage consacré aux perles d’Afrique.
J’aime imaginer les perles comme les cailloux d’un immortel Petit Poucet. Depuis l’aube des civilisations, elles jalonnent les chemins des marchands, des explorateurs et des rêveurs. Elles traversent les déserts, franchissent les montagnes, longent les océans. Elles métissent les cultures, transportent les couleurs d’ailleurs et inspirent les femmes et les hommes qui les portent.
Les perles anciennes du Maroc, les perles de Mauritanie, les perles de Bohème ou de Venise conservées en Afrique racontent toutes une histoire différente. Chacune porte les traces du temps, des mains qui l’ont façonnée, des regards qui l’ont admirée et des voyages qu’elle a accomplis.
Les photographies présentées sur ce site montrent les différentes qualités de perles anciennes que l’on peut rencontrer. Elles permettent d’apprécier les nuances de couleur, les variations de taille et les singularités qui font de chaque perle un objet unique. Le prix indiqué correspond au prix d’une seule perle. Car il ne s’agit pas seulement de matériaux destinés à la création de bijoux, mais bien d’objets de collection.
Lorsque j’ai commencé à les chercher il y a plus de vingt ans, elles étaient déjà rares. Elles valaient alors bien davantage qu’à l’époque où elles circulaient de main en main au gré des échanges. Aujourd’hui encore, leur valeur continue de témoigner de leur rareté et de leur importance historique. Ce qui m’attriste le plus, c’est de participer, par la fascination qu’elles m’inspirent, à leur vente et leur expatriation. Elles vivaient sur des cou, des cheveux, des poignets, je ne veux pas qu’elles finissent dans un musée. Aussi, je les monte, les démonte et les vends et perpétuant leur côté sacré sur des grigris que vous même porterez précieusement.
Ainsi va l’histoire. Ainsi va la vie. Ainsi va le destin des objets que les hommes ont créés …
Vos perles sont précieuses, non seulement pour leur valeur de collection, mais surtout pour la mémoire qu’elles portent. Elles contiennent un fragment d’histoire humaine. Elles racontent les routes, les rencontres, les échanges et les rêves et transportent l’énergie des personnes qui les ont portées.
S’il vous plaît, ne les perdez pas.
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