06
Avr, 17

Maroc, terre de contrastes

Au Maroc, sur la route des perles.

Voilà un petit moment que je n’étais partie au Maroc. Je manque de pampilles d’argent, alors me voilà partie…

De la vallée du Drâa aux hauteurs de Chef Chaouen en passant par la perle bleue Essaouira.

 

En voiture! J’adore partir avec toutes mes commodités en voiture, un peu comme si j’allais visiter mes amis dans le coin et en fait partir bien plus loin. Mon univers part à la rencontre de celui des autres, d’un ailleurs éloquent, sans décalages horaires ni chocs thermiques, ni rupture dans les découvertes de culture… tout se fait en douceur. Vues du voyage terrestre, en voiture à cheval ou à pied, les frontières n’ont plus de sens : du point de vue de l’identité et des cultures, tout se chevauche, s’entremêle… Les azuleros de grenade et les palais féeriques de Marrakech, la cérémonie du thé, du Maroc au Sénégal en passant par le Mali, nous réjouit les papilles. Juste un peu plus doux ici, plus amer là bas, le thé marocain devient trois thés au Sénégal. Moins de sucre, moins de menthe dans le désert, au plus on descend au sud, au plus le goût se corse….

 

Mais revenons au Maroc… Depuis le Sud du Maroc, la vallée du Drâa – jusqu’aux hauteurs du Rif, les paysages se sont enchaînés.

 

Un voyage au Maroc 2017 fait de bien belles rencontres.

 

Ce métier a ceci d’exceptionnel qu’en demandant si quelques familles vendent leur bijoux dans les environs, je me retrouve hors des sentiers inconnus à parcourir des kilomètres pour finir à passer la journée à boire le thé; Ahalan, Abdou, Kamel, Khalilou, Mobarak, Lahcène et même Hakim (il se reconnaitra): merci pour vos sourires, votre aide, vos info, vos trésors.

Me voici ici sur les photos ci dessous dans une famille non loin de la vallée du Dadès, visitée pour un dit bracelet que le grand père avait fait fabriquer à sa femme pour son mariage. Après une heure et demi de route et 25 kilomètres (!), je découvre dans une boite en fer de Normandie, un bracelet au milieu de pampilles variées, de chinoiseries et autres fils de laine et cauris. Ce bracelet n’a pas la qualité argent que l’on cherche en général, et son jumeau, garant d’une parure intacte, a rejoint le poignet d’une sœur; cela diminue considérablement sa valeur marchande pour les collectionneurs… mais enfin, j’avais fait suffisamment de kilomètres pour venir le voir… Et puis, cette dame en attendait tellement… Je finis donc par l’acheter. Cela vaut bien la journée extraordinaire que j’ai passée à arpenter les pistes émerveillée par les paysages de café crème que m’a offerts la vallée des Roses.

 

Un pays de contraste

 

Des tajines traditionnels sur les routes défoncées aux fast food dégueulasses sur des autoroutes hors de prix, des ordures plastiques de l’Océan sur un coucher de soleil majestueux, de la Mercédès d’un homme de Casa à la Renault 11 dont la batterie siège côté passager, des souks où sa Majestée côtoie Bob Marley, de l’or des villes aux bracelets à peine grammés d’argent des paysans, de riches commerçants qui travaillent avec l’Asie aux petits marchands qui chinent encore à travers leur pays… la route des perles dévoile des contrastes infinis dans une terre à l’hospitalité légendaire.

 

 

Artisanat fabuleux

 

Les perles traditionnelles se raréfient et leur prix monte bien sûr. Avec l’arrivée des asiatiques au Maroc, le prix de l’ambre, pour exemple, est passé de 2€ le gramme à 30€ le gramme. Ne me demandez pas ce que font les Chinois des perles d’ambres marocaines… En tout cas, il n’en reste qu’à prix d’or!

J’en ai acheté une, pour souvenir du temps où je refusais d’en acheter tellement il y en avait. Qui sera le preneur?

J’ai en tout cas trouvé des merveilles d’artisanat de perles anciennes, que je me réjouis de monter bientôt. A moins que ce ne soit vous qui l’achetiez tantôt? Bientôt en ligne les nouvelles pampilles et les grigris 2017.

 

Le Maroc est beau et vivant!!

Vidéo zelig

 

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